mardi 12 mai 2026 Fizi 22:27


La société civile de Baraka rejette la motion contre le Gouverneur du Sud-Kivu



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dimanche 26 avril 2026  

Par Joseph Apolo 

La Société Civile de la ville de Baraka, au Sud-Kivu, a exprimé ce week-end sa vive inquiétude et sa profonde indignation face à la motion de censure initiée contre le Gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, et son gouvernement provincial. Dans une déclaration officielle, elle qualifie cette initiative d’«inopportune et irresponsable» dans un contexte sécuritaire marqué par la guerre de l’AFC/M23 aux portes d’Uvira, siège provisoire des institutions provinciales.

Selon la Société Civile, fragiliser les institutions dans une telle période revient à « jouer avec l’avenir du Sud-Kivu » au lieu de renforcer la cohésion et concentrer les efforts sur la défense et la survie de la population.

Le document accuse le parti au pouvoir de chercher systématiquement à écarter les gouverneurs issus d’autres formations politiques pour promouvoir ses propres cadres. Après les cas du Lualaba et du Haut-Katanga, la Société Civile estime que le même scénario se répète aujourd’hui au Sud-Kivu, avec l’objectif d’évincer Purusi Sadiki (AFDC) au profit de son vice-gouverneur Jean-Jacques Elakano Mye’wa (UDPS).

La déclaration interpelle particulièrement les députés provinciaux du territoire de Fizi, signataires de la motion. Elle leur reproche de n’avoir jamais exigé des comptes sur des projets cruciaux pour la ville de Baraka et le territoire de Fizi, tels que :

  • les fonds de rétrocession de 60 000 USD promis à ces deux entités.
  • la construction du micro-barrage de Malekya pour l’électrification.
  • le pavage des artères principales de la ville de Baraka.
  • l'installation de 1000 lampadaires dans la ville de Baraka.

La Société Civile accuse ces élus de privilégier des « motions alimentaires » motivées par des avantages pécuniaires, plutôt que de défendre les intérêts de leurs électeurs.

Enfin, la Société Civile rejette catégoriquement cette démarche qu’elle juge opaque et politicienne. Elle plaide pour une motion de défiance visant directement le Gouverneur et son Vice-Gouverneur, afin d’éviter que l’un expédie les affaires courantes au détriment de l’autre.

« La population n’a pas besoin de motions politiciennes, mais d’actions concrètes de contrôle parlementaire pour mettre fin à la guerre, restaurer la sécurité et relancer le développement », conclut la déclaration signée par Albert Etunda Maisha, président du Bureau de Coordination Urbaine de Baraka.


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