mardi 12 mai 2026 Fizi 22:27


La ville de Baraka face à une recrudescence d’assassinats malgré la présence militaire



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mardi 21 avril 2026  

Par Joseph Apolo 

La ville de Baraka est de nouveau secouée par un drame qui illustre la persistance d’une insécurité devenue récurrente. Un jeune homme  d'une trentaine d'années, du nom de Asukulu Alenga Pascal, a été froidement abattu par des hommes armés non identifiés dans le quartier Malala 1 dans la nuit du lundi 20 avril aux environs de 21h. Les circonstances de cet assassinat sont encore inconnues. Bien avant lui, un autre jeune footballeur a été assassiné dans le quartier communément appelé BANRO, ajoutant un nom de plus à la liste déjà trop longue des victimes.

Pourtant, une unité spéciale des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les hibous, avait été déployée dans cette ville, non seulement pour mettre fin aux exactions jadis attribuées aux nombreux hommes porteurs d’armes qui y circulaient librement, mais aussi pour stopper l'avancée des rebelles de l'AFC/M23. Cette présence militaire faisait suite à la chute d’Uvira aux mains des rebelles de l’AFC/M23, avant leur retrait quelques semaines plus tard.

Malgré ces mesures, les assassinats se multiplient et nourrissent un climat de peur et de frustration au sein de la population de la ville de Baraka. Les habitants dénoncent une insécurité qui s’installe durablement et s’interrogent sur l’efficacité des dispositifs sécuritaires.

«?Nous pensions que l’arrivée des militaires hibous allait mettre fin à ces violences, mais la situation ne fait qu’empirer. Si nous n'enregistrons pas des morts chaque jour, ce sont nos téléphones qui sont ravis par ceux-là qui sont censés nous protéger et quand vous osez revendiquer, on vous tire dessus?», confie un notable local sous couvert d'anonymat.

En plus, la population condamne également le silence de la société civile et des mouvements citoyens face à une situation qui devient de plus en plus inquiétante. Jusque-là, aucun mot ni condamnation de leur part sur les assassinats en réccurence dans la ville. Les familles endeuillées, elles, réclament justice et protection, estimant que l’État ne peut rester indifférent face à une telle hémorragie de vies humaines.

À Baraka, l’espoir d’une paix durable semble s’éloigner à mesure que les assassinats se répètent. La population attend désormais des actes concrets, au-delà des simples déploiements militaires, pour mettre fin à cette spirale de violence.


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