mercredi 11 février 2026 Fizi 06:04


Kamerhe démissionne, la plénière s’enflamme, des députés demandent pardon



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samedi 27 septembre 2025  

Par Joseph Apolo

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a connu une plénière d’une intensité rare, marquée par la démission de Vital Kamerhe et une atmosphère de désillusion, de colère et de mea culpa parmi plusieurs députés.

Alors que, lors de la plénière de ce vendredi 26 septembre, la commission spéciale dirigée par Peter Kazadi présentait son rapport sur les pétitions visant cinq membres du bureau, deux d’entre eux — Vital Kamerhe (président) et Dominique Munongo (rapporteure adjointe) — avaient déjà démissionné. Les trois autres (Jacques Djoli, Chimène Polipoli et Grâce Neema) ont été maintenus à leurs postes, les accusations ayant été jugées non fondées.

Mais au-delà du verdict technique, c’est la tension politique et morale qui a dominé les débats. Plusieurs députés, notamment issus de l’Union sacrée, ont exprimé leur déception et leur sentiment d’avoir été instrumentalisés. Certains ont parlé de « manipulation politique », se disant utilisés comme des marionnettes dans une guerre de positionnement. D’autres sont allés jusqu’à demander pardon publiquement à Vital Kamerhe, saluant son sens de l’État et regrettant la tournure des événements.

Cette ambiance de désenchantement a révélé les fractures internes au sein de la majorité présidentielle, où les rivalités semblent avoir pris le pas sur la cohésion. Le départ de Kamerhe, figure centrale du paysage politique congolais, laisse un vide symbolique et stratégique que l’intérimaire Isaac Jean-Claude Tshilumbayi devra combler avec doigté.

La plénière du 26 septembre restera comme un moment de vérité pour l’Assemblée nationale : au-delà des procédures, elle a exposé les limites de la discipline partisane, la fragilité des alliances, et la nécessité urgente de réformes pour restaurer la crédibilité de l’institution.


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