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Des morts dans une nouvelle attaque milice à Djugu en Ituri



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mardi 29 juillet 2025  

Par Justin Mupanya 

Le village de Sanduku, situé dans le groupement Dz’na, secteur de Walendu Pitsi, en territoire de Djugu (province de l’Ituri), a été la cible d’une attaque armée dans la soirée du dimanche 27 juillet 2025, aux environs de 19 heures. Des miliciens identifiés comme appartenant au groupe armé Zaïre y ont perpétré une nouvelle incursion meurtrière, causant la mort de deux civils.

Selon les témoignages recueillis sur place, les victimes sont Rosine, une femme d’environ 30 ans, et Bonheur, un garçon de 14 ans. Plusieurs biens de la population ont également été pillés lors de cette attaque, semant la peur et la désolation parmi les habitants. L’incident s’est produit à proximité de la Route Nationale 27, à environ 7 kilomètres du centre de Fataki.

Face à ce drame, le Comité Associatif Résolu pour la Défense et la Protection des Droits Humains (COARDHO/ONGDH) tire la sonnette d’alarme et appelle les autorités compétentes à réagir urgemment. L’organisation demande :

  • la prise en charge des funérailles des victimes par les autorités publiques;
  • un renforcement immédiat de la présence des FARDC à Sanduku;
  • la mise en place de patrouilles conjointes, diurnes et nocturnes, avec l’appui de la police nationale et de la MONUSCO.

La COARDHO exhorte également les groupes armés à respecter les actes d’engagement signés à Aru, à cesser toutes violences contre les civils, et à se retirer des zones habitées.

Par ailleurs, un appel est lancé à l’ensemble des ONGs humanitaires opérant dans la région afin qu’elles apportent un appui rapide aux familles affectées, notamment à Sanduku, dont une partie de la population est en fuite à la suite de l’attaque.

Ce nouvel acte de violence vient s’ajouter à une série d’exactions enregistrées ces derniers jours dans plusieurs localités du territoire de Djugu, notamment à Lopa, Barrière et Solenyama. Les acteurs de la société civile exigent que la justice soit rendue pour ces crimes répétés, et que l’État congolais prenne ses responsabilités pour instaurer une paix durable.

Enfin, la COARDHO appelle la population locale à rompre toute complicité passive avec les miliciens, et à rejeter fermement toute tentative de manipulation destinée à semer la terreur dans leurs propres villages.


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