Le quartier Kituku à Kalemie plongé dans le noir depuis plus de neuf jours
lundi 9 juin 2025
Par Moïse Kashala
La ville de Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, fait face à une nouvelle crise énergétique. Dans le quartier Kituku, situé dans la commune de la Lukuga, une panne d’électricité persistante paralyse les activités quotidiennes depuis plus de neuf jours, affectant lourdement la vie des habitants.
Cette coupure prolongée soulève de nombreuses interrogations sur la fiabilité des infrastructures électriques locales et sur la capacité de la Société Nationale d’Électricité (SNEL) à garantir un service continu dans cette région stratégique de l’est de la République Démocratique du Congo.
Privés d’électricité, de nombreux foyers se retrouvent dans l’incapacité de conserver leurs denrées alimentaires ou d’utiliser des équipements de première nécessité. Les petits commerces, salons de coiffure, ateliers de soudure ou encore cabines de recharge téléphonique sont à l’arrêt, aggravant les pertes économiques dans un contexte déjà fragilisé par des conditions socio-économiques difficiles.
Les élèves et étudiants, qui comptent sur l’éclairage domestique pour réviser en soirée, sont également touchés, compromettant leur rendement scolaire à la veille des examens de fin d’année.
À ce jour, la SNEL n’a publié aucun communiqué officiel pour expliquer l’origine de cette panne ni indiquer un délai pour le rétablissement du courant. Cette absence de communication suscite frustration et inquiétude au sein de la population, qui se sent abandonnée face à une situation qui semble s’éterniser.
Ce nouvel épisode met en lumière les nombreuses failles du réseau de distribution électrique dans la ville de Kalemie, où plusieurs quartiers ont connu des interruptions similaires ces derniers mois, souvent sans explication claire ni solution durable.
Cette crise énergétique rappelle la nécessité pour les autorités locales et nationales d’investir massivement dans la modernisation des infrastructures électriques. Sans une stratégie claire et des mesures concrètes, de telles pannes risquent de devenir la norme, freinant le développement de la région et détériorant davantage les conditions de vie des populations.
