Joseph Kabila a entamé ses consultations à Goma
jeudi 29 mai 2025
Par Moïse Kashala
En séjour dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila Kabange, a échangé cet après-midi avec les leaders religieux, à sa résidence de Kinyogote, dans le cadre de ses consultations.
Selon son équipe, l’objectif de ces consultations est de recueillir les préoccupations et les propositions des Congolais face aux multiples défis qui traversent actuellement la République Démocratique du Congo.
À en croire ses proches, cette initiative, présentée comme étant d’intérêt national, vise à créer une plateforme où les voix des citoyens pourront être entendues et leurs idées prises en compte pour l’avenir du pays.
Cette première apparition publique de l’ancien président à Goma intervient dans un contexte sécuritaire toujours instable dans l’Est de la RDC, face à la menace persistante des groupes armés.
Le groupe des religieux qu'il a reçu en audience de consultations ce jeudi, s'est dit que Kabila peut encore s'impliquer pour ramener la paix dans le pays comme il en avait fait avant.
« L’ancien président de la RDC Joseph Kabila nous a appelés pour exprimer son souhait de voir la paix revenir dans la partie est du pays d’abord et dans l'ensemble du pays ; son souhait, c’est que la paix soit restaurée, la cohésion nationale, mais aussi le vivre-ensemble. Nous lui avons dit qu’en tant que religieux, qu’il devait jouer le rôle d’arbitre pour que la paix revienne, parce que pendant 18 ans, il a abattu un travail de titan, il a tout fait pour unifier ce pays et il peut s’impliquer pour que la paix revienne ; nous demandons le retour de la paix », ont déclaré les dirigeants religieux après échange avec Joseph Kabila à Goma.
L’initiative de l’ancien chef d’État se tient moins d’une semaine après la levée de ses immunités parlementaires, à la suite d’un réquisitoire de l’auditeur général des FARDC près la Haute Cour Militaire. Ce dernier l’accuse de participation à un mouvement insurrectionnel, de collusion avec une puissance étrangère (le Rwanda), et de soutien financier présumé à l’AFC/M23. Des accusations graves, alimentées par un faisceau de présomptions et de documents encore couverts par le secret de l’instruction.
