mercredi 11 février 2026 Fizi 06:02


Le parti Ensemble pour la République dénonce des atteintes graves à la Constitution



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mardi 20 mai 2025  

Par Moïse Kashala

Le parti politique Ensemble pour la République a émis une ferme protestation concernant une perquisition qu'il qualifie d'«illégale», exécutée dans les propriétés de son président national, Moïse Katumbi, à Kashobwe, dans la province du Haut-Katanga. Cette déclaration, rendue publique le dimanche 18 mai, a été relayée à travers divers médias, dont rnanews.net.

Selon le communiqué, des agents de sécurité auraient mené cette opération sans détenir de mandat légal. Ils se seraient concentrés sur un bateau, suspecté d'avoir navigué dans les eaux proches de la rivière Mulonde. Toutefois, le document précise que « le bateau n’a pas effectué de déplacement dans cette direction », soulignant ainsi les incohérences de la justification avancée pour cette intervention. Le parti évoque également une violation flagrante de l'article 29 de la Constitution, qui garantit le respect de la propriété privée et des libertés individuelles.

Ensemble pour la République met en lumière une série d'incidents similaires survenus dans le passé, y compris une intervention militaire à Kipushi le 26 avril et des intrusions à Pweto en octobre 2024, ainsi qu'une prise de contrôle de résidence à Kashobwe au début de 2024. Ces incidents sont perçus par le parti comme des manifestations significatives de l'abus de pouvoir, illustrant la dégradation de l'état de droit sous le régime actuel, qui, selon eux, expose des citoyens paisibles à des actes arbitraires.

Bien que le communiqué ne désigne pas explicitement les auteurs de ces actions, il pointe du doigt le « régime de Monsieur Félix Tshisekedi », le qualifiant de « danger public ». Ensemble pour la République appelle le peuple congolais à une vigilance accrue et déclare que « face à cette menace, la résistance devient la règle pour tout le peuple congolais », conformément à l'article 64 de la Constitution, qui évoque le droit de résistance à l'oppression.

Pour l'heure, aucune réponse officielle n’a été fournie par les autorités concernant ces allégations. Cela souligne un climat d'incertitude et de tension au sein du paysage politique congolais, où les questions de respect des droits de l’homme et de l’intégrité constitutionnelle continuent de soulever des préoccupations majeures. Cette situation appelle à une réflexion approfondie sur l’état de la démocratie et sur les garanties constitutionnelles devant être respectées pour assurer la paix et la stabilité dans le pays.


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